Chute de cheveux en été : pourquoi attendre la rentrée est une erreur
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Chaque été, c’est la même histoire. On remarque que les cheveux tombent un peu plus. On se dit que ce n’est pas le bon moment pour s’en occuper, qu’on verra ça à la rentrée. Et à la rentrée, c’est souvent bien pire.
Ce n’est pas une coïncidence. C’est une mécanique prévisible — et évitable.
Jean-François Razat, expert capillaire à Biarritz et Pau, vous explique pourquoi l’été est l’un des moments les plus critiques pour votre capital capillaire, et ce qu’on peut faire concrètement pour l’aborder sereinement.
1. La chute de printemps non traitée : le vrai point de départ
Beaucoup de nos patients arrivent en juin ou juillet avec une chute qui, en réalité, a commencé bien avant. Le printemps est l’une des deux périodes de chute saisonnière de l’année (avec l’automne). Si cette chute n’a pas été prise en charge, l’été arrive avec un cuir chevelu déjà fragiligé.
C’est sur ce terrain affaibli que les agressions estivales vont s’exercer — avec des conséquences bien plus importantes que si le cuir chevelu était en bonne santé.
« Une chute de printemps ignorée devient une chute d’été visible. Et une chute d’été non prise en charge devient une chute d’automne sévère. » — Jean-François Razat
2. Les agressions estivales : ce qu’elles font vraiment
Le soleil
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Le sel de mer et le chlore
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La chaleur
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3. Le piège du changement de saison
C’est le mécanisme le moins connu — et le plus redoutable. L’automne est naturellement la période de chute saisonnière la plus intense de l’année. Chaque année, en septembre-octobre, un grand nombre de follicules basculent simultanément en phase de repos.
Si votre cuir chevelu est arrivé à l’automne affaibli par un été sans soin, la chute saisonnière se cumule avec la chute estivale non traitée. Résultat : une chute automne qui peut être deux à trois fois plus intense qu’un automne normal.
C’est ce que vivent chaque année des dizaines de patients qui arrivent en octobre en se demandant « pourquoi c’est aussi brutal cette année ».
« L’été prépare l’automne. Si on ne prend pas soin de son cuir chevelu entre juin et août, la rentrée capillaire peut être très difficile. » — Jean-François Razat
4. Les bons réflexes pour protéger ses cheveux en été
Avant la baignade
Rincer les cheveux à l’eau claire avant d’entrer dans la piscine ou la mer (les cheveux saturés d’eau douce absorbent moins de chlore et de sel)
Appliquer une huile protectrice légère ou un soin avec filtre UV
Porter un bonnet de bain si vous nagez régulièrement
Après la baignade
Rincer abondamment à l’eau claire dès la sortie de l’eau — c’est le geste le plus simple et le plus efficace
Utiliser un shampoing doux, sans sulfates agressifs
Éviter le séchoir chaud immédiatement après la baignade
En général
Protéger la tête du soleil direct lors d’expositions prolongées
Maintenir une bonne hydratation (l’organisme déshydraté limite les ressources vers les follicules)
Ne pas interrompre un protocole de soins capillaires en cours sous prétexte des vacances
À noter pour juillet :
Rincer ses cheveux à l’eau claire après chaque baignade est LE geste de protection le plus simple, le plus accessible et le plus efficace de l’été. Un article complet sur ce sujet sera publié en juillet.
5. Faut-il s’inquiéter ?
Pas systématiquement. Une chute légèrement plus importante en été est normale et souvent temporaire. Mais consultez si :
La chute est abondante et dure depuis plus de 6 semaines
Une zone spécifique se dégarnie
La chute est associée à des signes sur le cuir chevelu (démangeaisons, rougeurs, sécheresse intense)
Vous avez une problématique capillaire préexistante (alopécie, suivi en cours)
Conclusion : l’été, le bon moment pour agir — pas pour attendre
Le capital capillaire se protège. Et il se protège mieux avant les dégâts qu’après. Un bilan capillaire avant ou en début d’été permet d’évaluer l’état du cuir chevelu, de détecter une chute en cours, et de mettre en place un protocole adapté pour traverser l’été et la rentrée sereinement.
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